la solitude

j’errais seul dans une pièce ensoleillée

où les tables dormaient, bercées par un ennui

de fin d’après-midi, doucement ensommeillé

mais je fus dérangé, soudain, par un bruit

 

ce bruit c’était les sirènes d’Ulysse

Orphée et tanathos, les vagues de la mer

la cythare et la flûte, l’onde qui glisse

le rêve de Verlaine comme Baudelaire

 

j’étais Roxanne, le son était Cyrano

j’étais une précieuse cherchant un mot

hors du langage et de l’infâme solitude

 

un poète fou un chanteur populaire

un être marginal d’allure trop fière

goût de poèsie sucré par l’habitude 

 

 

 

 



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